Paris : Camille Pissarro

, popularité : 18%

Le musée Marmottan Monet présente la première exposition monographique de Camille Pissarro organisée à Paris depuis près de quarante ans. Sélectionnés avec rigueur, soixante de ses plus beaux chefs-d’œuvre, dont huit exposés en France pour la première fois, proviennent des plus grands musées du monde et de prestigieuses collections privées.

Cet ensemble remarquable retrace son parcours, de sa jeunesse dans les Antilles danoises jusqu’aux grandes séries urbaines de Paris, Rouen et Le Havre, dessinant un portrait méconnu du « premier des impressionnistes ».

Sept sections retracent la carrière du peintre et mettent en lumière l’originalité de son œuvre. Dès sa jeunesse, Pissarro se distingue de ses contemporains. Il est initié à la peinture dans les îles, loin de Paris et de l’académie des beaux-arts. « Deux femmes causant au bord de la mer », 1856 (National Gallery of Art, Washington) prêté pour la première fois en France, frappe par son exotisme et illustre ses débuts à nul autre pareil.

Installé en France en 1855, Pissarro fait bientôt la connaissance des futurs impressionnistes. Comme eux, il se passionne pour le plein air et le paysage. Il s’inspire alors de Corot et de Daubigny comme en témoigne l’éloquent « Bords de la Marne », 1864 (Kelvingrove Art Gallery and Museum) venu de Glasgow. Poursuivant ses recherches près de Paris, il peint « La Route de Versailles, Louveciennes, neige », 1870 (Stiftung Sammlung E.G. Bührle, Zurich) et « La Route de Versailles, Louveciennes, soleil d’hiver et neige », 1870 (Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid) qui sont ici montrés pour la première fois en France. Pissarro est alors considéré par Émile Zola comme « l’un des trois ou quatre peintres de ce temps ».

Premier à supprimer le noir et les ocres de sa palette, il évolue vers une peinture claire, typique de l’impressionnisme. Il sera l’un des membres les plus engagés du groupe et le seul à participer à leurs huit expositions. Plusieurs chefs-d’œuvre dont « Le Déversoir de Pontoise », 1872 (Cleveland Museum of Art, Cleveland) et « Place du Vieux-Cimetière, Pontoise », 1872 (Carnegie Museum of Art, Pittspurgh) qui n’ont pas été vus en France depuis plus de 35 ans témoignent de sa maturité et du triomphe de l’impressionnisme.

Prolongation jusqu’au 16 juillet 2017

Voir en ligne : Musée Marmottan Monet