Montpellier, Opéra : entre Italie et France

, par  François JESTIN , popularité : 12%

Une saison à peu près à parts égales entre répertoires italien et français, et une majorité de représentations au théâtre de la Comédie, un tiers environ se déroulant au Corum.

Après quelques représentations au théâtre du Châtelet, la reprise de la production de Jean-Paul Scarpitta de la Flûte enchantée ouvrira la saison mi-octobre au Corum, dans une distribution vocale renouvelée pour ses trois rôles principaux : Sandrine Piau (Pamina), Frédéric Antoun (Tamino) et Detlef Roth (Papageno), sous la baguette de Lawrence Foster, directeur musical de la maison. Lawrence Foster est à nouveau aux commandes en février pour défendre Otello en version de concert – Badri Maisuradze (Otello), Barbara Haveman (Desdemona), Sergey Murzaev (Iago).

Sandrine Piau.
Credit Antoine Le Grand

Un second Verdi clôture la saison : La Traviata, avec Monica Tarone (Violetta), Marius Brenciu (Alfredo), Stefano Antonucci (Giorgio), Alain Altinoglu au pupitre, dans une nouvelle production réalisée par Jean-Paul Scarpitta. Le répertoire italien encore avec deux autres titres, et tout d’abord La Fille du Régiment de Donizetti pour les fêtes de fin d’année, dans une production du très apprécié Davide Livermore (il a déjà monté ici L’Elisir d’Amore et La Cenerentola), avec Jean-François Verdier à la direction, la soprano Monica Tarone et le ténor Manuel Nunez Camelino.
Mefistofele de Boito ensuite, en provenance de l’Opéra Royal de Wallonie, mis en scène par Jean-Louis Grinda, avec Patrick Davin au pupitre et Gustavo Porta dans le rôle-titre.

L’opéra français trouve également sa place, avec Psyché, tragédie-ballet de Lully, sur un texte écrit conjointement par Molière, Corneille, Quinault, puis une création mondiale du compositeur Gérard Calvi, La Cantatrice chauve.
Fin février, le petit bijou Une Education manquée d’Emmanuel Chabrier, couplé à La Voix humaine de Poulenc (avec Barbara Haveman) seront représentés dans leur version originale, c’est-à-dire avec piano seul (Federico Santi), la réalisation visuelle étant assurée par René Kœring. Amahl et les visiteurs du soir de Gian Carlo Menotti est également à l’affiche, dans sa version française.
A relever par ailleurs une riche saison symphonique, où les noms des chefs d’orchestre Alain Altinoglu et Lawrence Foster dominent.

François Jestin

www.opera-montpellier.com

Voir en ligne : Opéra de Montpellier