Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH)
Genève : Edition 2010 du FIFDH

Une nouvelle fois, le festival poursuit l’objectif de dénoncer sans autocensure les violations des droits humains.

Article mis en ligne le mars 2010
dernière modification le 19 mars 2010

par Firouz Elisabeth PILLET

Le Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH) a vu le jour en 2003 dans un creuset de métissage et de cultures diverses, à Genève. Il est le fruit de la rencontre de gens de cinéma, de défenseurs des droits humains actifs au sein d’ONG, de l’Université de Genève et de représentants des médias, tous mus par la même volonté d’accéder au support médiatique comme tremplin pour débattre et considérer des problèmes actuels.

Le FIFDH prend place chaque année face au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU et constitue une Tribune libre pour tous les acteurs, étatiques et non étatiques, impliqués dans les questions relatives aux valeurs humaines. 
Depuis sa création, le leitmotiv du Festival demeure le concept “Un film, un sujet, un débat” et, sous cette forme, le festival poursuit l’objectif de dénoncer sans autocensure les violations des droits humains.

« Dirty Paradise » de Daniel Schweizer.
Suisse, 2009, 72 min, vo français, wayana, st fr/angl

Brûlante actualité
Comme la matière à de tels débats ne décroît malheureusement pas – les droits humains fondamentaux étant bafoués sous toutes les latitudes de la planète –, le Festival affichera sa 8e édition, qui se tiendra à Genève du 5 au 14 mars. Surfant toujours sur l’actualité brûlante, le FIFDH s’attaque aux thématiques les plus sensibles : l’Islam en Europe (à l’heure du voile intégral) ; la résistance du peuple iranien ; l’Irak, pas de paix sans justice ; droits de l’homme : le casse-tête chinois, la pénalisation de l’homosexualité, respect pour les Roms, les trafics de femmes ou encore les peuples autochtones sacrifiés, thèmes alimentés par des  documentaires inédits, des débats et des actions de solidarité.
Moult personnalités sont déjà passées au sein du Festival qui, cette année, accueillera le prix Nobel de littérature Jean-Marie Le Clézio, les cinéastes Tony Gatlif, Robert Guediguian, Amos Gitaï et Abderrahmane Sissako, les actrices française Juliette Binoche et iranienne Golshifteh Farhani, l’ancien ministre français de la justice Robert Badinter, le philosophe André Gluksmann et de nombreux défenseurs des droits de l’homme.
Le Festival, véritable Forum International sur les Droits Humains, informe, débat, illustre en images et entend mobiliser pour dénoncer frontalement les violations des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels partout où elles se produisent. Quelle ville pouvait-elle mieux que Genève, “Capitale internationale des droits de l’Homme“, abriter le FIFDH  ?

« L’important c’est de rester vivant. Au cœur de la folie Khmère rouge » de Roshane Saidnattar.
2009, 97 min, vo français, khmer, st fr

Temps forts
Quelques temps forts du festival permettront de débattre de divers sujets avec de grands noms des arts ou de la politique  :
- avec le SOUTIEN à la fondation « Des Cinémas pour l’Afrique » en présence de son fondateur et président Abderrahmane Sissako et de sa vice-présidente Juliette Binoche  ;
- une MASTERCLASS exceptionnelle dirigée par les cinéastes politiques Robert Guédiguian et Amos Gitaï  ;
- une EXPOSITION en partenariat avec Reporters Sans Frontières, de photos-reportages sélectionnés par Anthropographia
- une LECTURE de textes de Jean-Marie Le Clézio par Massia Pougatch en la présence de l’auteur….
La liste n’est pas exhaustive...

Jury
Le jury international est composé cette année de Jean-Marie Le Clézio, écrivain de la liberté, prix Nobel de littérature 2008 ; de Hina Jilani, avocate pakistanaise, fondatrice de la Commission des Droits de l’Homme du Pakistan puis collaboratrice de l’ONU ; de Tony Gatlif, cinéaste de l’errance et des gens du voyage ; de Golshifteh Farahani, actrice iranienne en exil et Jean-Maurice Ripert, envoyé spécial de l’ONU pour l’aide au Pakistan.
Soucieux de sensibiliser les jeunes générations, le FIFDH propose un programme pédagogique à leur attention.

Frouz-Elisabeth Pillet
(d’après le dossier de presse)

Pour en savoir plus  : www.fifdh.org