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Festival d’Avignon
Avignon : Inclassable Festival ...

Survol de la programmation.

Article mis en ligne le juin 2010
dernière modification le 13 juillet 2010

par Julien LAMBERT

La course aux billets pour la 64e édition du Festival d’Avignon, qui envahira la petite ville du 7 au 27 juillet, s’ouvre bientôt : elle s’annonce âpre, au vu de la panoplie d’aventures théâtrales que la programmation propose.

Toute tentative de synthèse serait vaine, tant le menu de l’été en Avignon est divers, aventureux et pourtant émaillé de quelques repères sûrs. On s’amuse d’y trouver un petit côté “époque“ plutôt paradoxal, avec un Richard II avec Denis Podalydès dans la Cour d’Honneur, ou encore l’exploration historique et architecturale du Palais des Papes, que propose Christoph Marthaler, artiste associé de l’année. Mais même si à cela s’ajoute une chorégraphie d’Anne Teresa De Keersmaeker inspirée de musiques du XIVe siècle, c’est bien l’Homme contemporain, ses troubles, ses “crises“ (comment y échapper ?) et ses rêves, tout de même, que le Festival se propose de mettre en lumière.
Entre autres avec Ludovic Lagarde, qui adaptera à la scène les textes du poète et romancier Olivier Cadiot, lui aussi artiste associé de l’édition. Peut-être un peu plus “mode“ actuellement, l’auteur Falk Richter revient avec deux spectacles, l’un en partenariat étroit avec Stanislas Nordey : après avoir phénoménalement bien monté Das System, polyptique apocalyptique de la mondialisation, en 2008, le metteur en scène explorera un versant plus intime de Richter, inspiré du journal de l’auteur.

« Les Corbeaux », chorégraphie de Josef Nadj
© DR

Mais malgré d’autres retours réjouissants d’habitués du Festival (Josef Nadj, Alain Platel, Philippe Quesne ou Guy Cassiers), les découvertes seront nombreuses et les propositions s’annoncent souvent très expérimentales, qu’il s’agisse des recherches coloristes de Julie Andrée T. ou de la “pornographie de l’âme“ à laquelle propose de se livrer Angélica Liddell dans La Casa de la fuerza. Les frontières exploseront plus loin que jamais entre les arts d’abord, puisque même la prestidigitation s’invitera dans les univers merveilleux de Jean-Lambert Wild et que dans le volet musical, qui fait son retour dans la programmation du Festival, Rodolphe Burger orchestrera un “concert de dessins“. Entre les pays ensuite, avec des danseurs algériens, et des artistes du Congo ou de la Réunion. Le Baal de Brecht monté par un Corse – parmi quelques grands classiques littéraires, dont Kafka, Musil et Ionesco - ça excite aussi la curiosité…

Exotisme plus surprenant encore, deux Suisses seront du voyage, outre Marthaler : la chorégraphe Cindy Van Acker, habituée du Grü, et l’homme-orchestre déjanté Massimo Furlan…

Julien Lambert

Du 7 au 27 juillet 2010. Billetterie (dès le 14 juin) : 0033 4 90 14 14 14.
www.festival-avignon.com