Monastère de Brou, Bourg-en-Bresse
Bourg-en-Bresse : Primitifs flamands

Trésors de Marguerite d’Autriche

Article mis en ligne le 20 mai 2018
dernière modification le 28 août 2018

Le Monastère de Brou accueille dès le mois de mai les trésors de Marguerite d’Autriche. Ainsi, pour la première fois de son histoire, le monastère royal de Brou renoue avec le trésor disparu légué par sa fondatrice, Marguerite d’Autriche, en réunissant les plus grands « Primitifs flamands », de Jan van Eyck à Bernard van Orley, en passant par Rogier van der Weyden, Hans Memling, Joos van Cleve... auxquels s’ajoute l’œuvre singulière de Jérôme Bosch.

Aux XVe et XVIe siècle, les villes florissantes de Bruges, Bruxelles et Anvers connaissent une effervescence artistique extraordinaire, aboutissement de l’héritage médiéval du nord de l’Europe et évolution vers l’idéal de la Renaissance. La peinture à l’huile, désormais utilisée, est une révolution pour les artistes. Elle permet une véritable avancée de l’illusionnisme, de la mise en scène de la lumière et des ombres. Les peintres excellent dans l’imitation minutieuse des pierres précieuses, des étoffes et draperies somptueuses et autres matériaux de luxe.

Marguerite d’Autriche (1480-1530) est une princesse férue d’art et de lettres. Régente des Pays-Bas, elle réunit dans son Palais de Savoie à Malines une collection, la plus importante de son temps en Europe du Nord, de plus de 200 peintures, composée de portraits, de tableaux de dévotion et de sujets profanes. L’exposition « Primitifs flamands. Trésors de Marguerite d’Autriche » retrace un siècle de peinture flamande vu à travers son regard de collectionneuse et évoquera le fastueux Trésor aujourd’hui dispersé dont elle avait doté le monastère.

L’exposition s’articule autour de quatre sections. La première consacrée aux riches collections d’art de Marguerite d’Autriche, évoque les sujets et artistes présents dans son Palais de Savoie, à Malines. Le deuxième volet présente des portraits princiers ayant un rôle majeur dans la représentation du pouvoir. La troisième section est dédiée aux commandes faites par Marguerite d’Autriche entre 1500 et 1530 à des artistes contemporains. Enfin, la quatrième partie apporte un éclairage inédit sur les œuvres, hélas aujourd’hui dispersées ou perdues, que Marguerite lègue à sa fondation du monastère royal de Brou.

Du 8 mai au 26 août 2018