Galerie des Gobelins
Paris : “L’éclat de la Renaissance italienne“

A la Galerie des Gobelins : Tissages d’après Raphaël, Giovanni da Udine, Jules Romain.

Article mis en ligne le 18 avril 2011
dernière modification le 20 août 2011

Galerie des Gobelins :
L’éclat de la Renaissance italienne
Tissages d’après Raphaël, Giovanni da Udine, Jules Romain

L’exposition présentée à la galerie des Gobelins regroupe une vingtaine de tapisseries dont les modèles ont été donnés par trois grands artistes de la Renaissance, Raphaël (Urbino 1483 – Rome 1520), Giovanni da Udine (Udine 1487 – Rome vers 1564) et Giulio Romano, connu en France sous le nom de Jules Romain (Rome 1499-Mantoue 1546). Presque toutes les tapisseries proviennent de la collection du roi Louis XIV. Trois sont des acquisitions pour le Musée des Gobelins, à la fin du XIXe siècle.

Les tapisseries exposées datent soit du XVIe siècle (“Le Triomphe des Dieux“, d’après Giovanni da Udine, “Le Tournoi“, une superbe création florentine du XVIe siècle avec les armes de la famille des Médicis), soit du XVIIe siècle. Si les tissages XVIe des collections royales furent malheureusement presque tous brûlés à la Révolution, ils furent par chance prolongés par de magnifiques tissages des Gobelins. Le nombre des tissages effectués au XVIIe siècle atteste du rayonnement de la Renaissance italienne dont l’éclat perdure et se prolonge avec des pièces tissées pour le Roi et la Cour sans discontinuer.

Raphaël est considéré comme le plus grand artiste de la Renaissance italienne ; il a su, au cours de sa brève carrière, créer une méthode, un style, un répertoire d’images qui ont nourri une bonne part de l’art européen jusqu’ à Ingres et Delacroix inclus. De Raphaël à Giovanni da Udine, c’est le passage de la peinture d’Histoire à une peinture plus décorative. Giovanni da Udine est un de ces artistes attachés à Raphaël dès la fin des années 1510. Quant à Jules Romain, sans doute le plus important des élèves de Raphaël, il est connu, notamment par les belles pages d’André Suarès, pour ses réalisations extraordinaires du Palais du Té à Mantoue, autour des années 1530.

A voir jusqu’au 24 juillet 2011