Au Grand Théâtre de Genève
Genève : Emmanuel Gat

Création

Article mis en ligne le 1er mai 2011
dernière modification le 17 février 2014

par Stéphanie NEGRE

Installé en France depuis 1987, Emanuel Gat mène en parallèle son activité de chorégraphe et de directeur de compagnie, la Emanuel Gat Dance. Régulièrement invité sur les plus grandes scènes européennes et américaines telles que le Sadler’s Wells de Londres, le Lincoln Center de New York ou le Théâtre de la Ville à Paris, c’est au Ballet du Grand Théâtre qu’il offre sa dernière création, Préludes et Fugues, programmée du 21 au 29 mai 2011.

Sportif de haut niveau et musicien, Emanuel Gat se destinait à la direction d’orchestre quand il découvre la danse à 23 ans lors d’un stage. Véritable révélation, il se met à pratiquer la danse intensément et est engagé six mois plus tard dans la compagnie du chorégraphe israélien Nir Ben Gal. Il y reste pendant deux, danse pour diverses compagnies, règle ses premières chorégraphies – la première, un solo sur une musique de Bach, date de 1994 - avant de fonder, en 2004, Emanuel Gat Dance.

Emanuel Gat

Sa version du Sacre du printemps, présentée au festival d’Uzès la même année, lui confère une renommée internationale. Depuis, il ne cesse de tourner dans le monde entier et de créer pour les plus grandes compagnies. Passionné de musique, sa première vocation, il travaille souvent sur des œuvres classiques comme le Requiem de Mozart pour son ballet K626, créé en 2006, au festival de Marseille.

Estimant que la chorégraphie et la scénographie sont indissociables, il conçoit très souvent les costumes et les lumières de ses ballets quand il ne travaille pas sur les adaptations musicales. Régulièrement invité dans le sud de la France, aux festivals d’Uzès et Montpellier danse, il décide de s’installer dans cette région en 2007, à la Maison des Arts d’Istres.

Après l’Opéra de Paris pour lequel il crée Hark ! un ballet pour treize danseuses sur des musiques de Dowland, un compositeur anglais de 17ème siècle, c’est au tour du ballet du Grand Théâtre de Genève de recevoir une de ses créations. Cette fois-ci, Emanuel Gat choisit le Clavecin bien tempéré de Bach. Très influencé dans son travail par toute l’œuvre musicale de ce compositeur, il souhaite ici faire coexister ces deux langages que sont la danse et musique.

Stéphanie Nègre

La Emanuel Gat Dance sera au Festival Montpellier danse les 2 et 3 juillet 2011 avec une création, Brilliant corners.