L’Arsenic, Lausanne
Lausanne : « 7 minutes de terreur »

Terreur sur scène

Article mis en ligne le 13 février 2014
dernière modification le 29 janvier 2014

L’Arsenic programme en février la performance créée par Yan Duyvendak & Nicole Borgeat intitulée 7 minutes de terreur.

À propos
Vertige du temps, de l’espace et des distances, qui résonne de mondes vierges et d’explorations, et qui pourtant fonctionne comme une entreprise de communication emblématique de notre monde d’aujourd’hui. Pas un moment qui n’échappe à la sagacité des caméras, alors que les scientifiques explosent de joie, jouant consciencieusement leur rôle, soudain gênés de ne pouvoir retenir de véritables larmes. Malgré cette écriture cinématographique où le suspense le dispute à l’émotion, malgré cette salle de contrôle qui semble sortir d’un film hollywoodien, malgré les tweets et les commentaires laissés sur Facebook, une certaine fascination opère. Quelque chose de l’âpreté de ce désert, quelque chose de la vastitude, quelque chose comme un renvoi à notre confinement et à notre finitude.

« 7 minutes de terreur »

C’est par un dispositif théâtral, qui se déploie de manière inattendue et vertigineuse dans le temps et l’espace, qu’il va s’agir, comme ce robot fouillant le sol martien, de chercher la Vie, ou, à tout le moins, les traces d’une vie.

Le spectacle de la Compagnie Yan Duyvendak propose une réflexion sur la communication, plus précisément sur les images télévisuelles et mentales, sur les codes sociaux en vigueur dans notre vie, dont l’effet tend à influencer grandement notre perception de la réalité, voire à la fausser.

Le propos, bien au-delà de la vaine parodie, joue avec l’humour et la mélancolie, assaisonné d’une touche de sérieux et de dérision.

Du 13 au 15 février 2014
Réservation : 021/625.11.36 ou reservation@arsenic.ch