Albertina, Vienne
Vienne : « De Dürer à Napoléon »

La plus vaste collection d’arts graphiques

Article mis en ligne le 9 mars 2014
dernière modification le 28 juin 2014

par Viviane Vuilleumier

Pour son exposition de printemps, l’Albertina propose de se pencher sur les origines du musée, sous le thème « Les Origines de l’Albertina. De Dürer à Napoléon » et, pour la première fois, accroche à ses cimaises environ 200 chefs-d’œuvre sortis de sa collection et liés à l’histoire de ses fondateurs, le Prince Albert de Saxony, Duc de Teschen et l’Archiduchesse Marie Christine.

Avec ses quelque 50’000 dessins et aquarelles ainsi que ses quelque 900’000 travaux graphiques d’impression, allant du gothique flamboyant à nos jours, la collection d’arts graphiques de l’Albertina compte parmi les plus importantes et les plus complètes au monde.

C’est le Duc Albert de Saxe-Teschen (1738-1822) qui a fondé la Collection d’Art Graphique entre 1770 et 1822, et qui l’a délibérément conçue à une échelle encyclopédique et avec une orientation éducative, conformément aux préceptes éclairés de son époque. En 1822, lors de la mort du duc, la collection - de première qualité et couvrant tous les mouvements importants d’art de la fin du Moyen Âge au premier trimestre du 19ème siècle - comprenait environ 14,000 dessins et 200,000 travaux d’art graphiques. C’est le neveu et héritier du Duc, l’Archiduc Carl (1771-1847) et son fil Albrecht (1817-1895) qui ont continué et développé la collection.

L’exposition de prestige agendée par l’Albertina réunit les œuvres les plus importantes de la collection, de Léonard de Vinci, Michelangelo Buonarroti et Raphael Santi à Albrecht Dürer, Peter Paul Rubens et Rembrandt Harmensz, en passant par Claude Lorrain, Honoré Fragonard et Paul Cézanne.

Elle s’étend plus précisément de 1738 à 1822 : du Baroque sous Maria Theresia au Siècle des Lumières sous Joseph II, pendant la période pré-moderne et les années des révolutions en Amérique, et en Europe à la période Biedermeier du Vormärz (les années menant jusqu’aux révolutions de 1848 en Allemagne) après le Congrès de Vienne. Il sera également possible d’admirer à nouveau la pièce maîtresse de l’Albertina, à savoir le célèbre « Jeune Lièvre » de Dürer.

Les incursions dans la vie des fondateurs de la collection permettent de présenter les principaux centres d’art et de politique et fournissent un aperçu des réseaux des marchands d’art, de la vie féodale de l’aristocratie européenne, aussi bien que la réorientation politique et intellectuelle sous les auspices du Siècle des Lumières.

A voir du 14 mars au 29 juin 2014