Musée Jenisch, Vevey
Vevey : Oskar Kokoschka

Espace Oskar Kokoschka

Article mis en ligne le 27 novembre 2014
dernière modification le 4 février 2015

Un siècle après le début de la Première Guerre mondiale, la Fondation Oskar Kokoschka documente, à la lumière d’une sélection d’œuvres, l’évolution vécue par Kokoschka entre 1915 et 1917, sous l’influence de ses expériences au front.

Oskar Kokoschka, 1915–1917...
Le 28 juillet 1914, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre au royaume de Serbie. A l’époque, Kokoschka a 28 ans. Mobilisable, il s’attend tous les jours à recevoir sa feuille de route. C’est grâce aux bonnes relations qu’entretient son ami et mentor Adolf Loos avec le commandement suprême des armées qu’il doit son admission dans le régiment de cavalerie le plus prestigieux de la double-monarchie : le 15ème régiment de dragons impérial et royal Archiduc Josef.

... Du peintre de guerre au pacifiste
Le 29 août 1915, Kokoschka est grièvement blessé à Vladimir-Volynski en Ukraine. Le 29 mars 1916, il postule comme peintre de guerre au Quartier de presse de guerre. Après l’entrée de l’Italie dans le conflit en mai 1915, l’armée impériale et royale livre bataille dans la vallée d’Isonzo, dans l’actuelle Slovénie, où Kokoschka est envoyé à la mi-juillet 1916. Jusqu’à fin août, il dessine essentiellement à la craie noire une trentaine de feuilles représentant des mouvements de troupes, des positions d’artillerie et des villages détruits.

Après avoir été blessé une seconde fois, il rallie la cause pacifiste et travaille, à partir de 1917, à un portefeuille dénonçant les horreurs de la guerre, que l’on peut assimiler à une variante moderne des Grandes Misères de la guerre de Jacques Callot (1633) et des Desastres de la guerra de Francisco Goya (1810-1814).

Jusqu’ au 2 février 2015