Centre Paul Klee, Berne
Berne : Lee Krasner “Living Colour”

Prolongée jusqu’au 16 août.

Article mis en ligne le 28 février 2020
dernière modification le 17 mai 2020

Le Zentrum Paul Klee organise la première rétrospective en Suisse de l’artiste américaine Lee Krasner, avec une soixantaine de ses œuvres provenant de collections et de musées d’importance internationale. Ce sont ainsi les dessins, peintures et collages les plus importants des années 1920 à 1970 qui se trouvent réunis dans cette exposition.

Lee Krasner, « Polar Stampede », 1960
Huile sur toile, 243.8 x 412.4. San Francisco Museum of Modern Art, The Doris and Donald Fisher Collection at San Francisco Museum of Modern Art. Photo : Kasmin Gallery, New York © The Pollock-Krasner Foundation

Pionnière de l’expressionnisme abstrait, Krasner a réalisé des peintures vivantes et puissantes qui la distinguent comme une des artistes les plus déterminées du 20ème siècle. Elle a expérimenté la peinture abstraite dès les années 1940 et a fait de la couleur l’objet de son art. C’est ainsi qu’a été créée sa première série intitulée “Little Images“. Les œuvres de petit format des années 1940 constituent le point de départ de l’exposition.

Lee Krasner, « Palingenesis », 1971
Huile sur toile, 208.3 x 340.4. Pollock-Krasner Foundation, New York. Photo : Kasmin Gallery, New York © The Pollock-Krasner Foundation

L’exposition présente l’œuvre variée d’une artiste peintre dont l’importance a étén trop souvent négligée parce qu’elle évoluait dans l’ombre de son époux Jackson Pollock. En l’espace de plus de 50 ans, Krasner n’a cessé de se réinventer et d’interroger sa pratique artistique, ce qu’exprime la formidable énergie qui émane de son œuvre.

Lee Krasner n’a jamais suivi un style en particulier et son art a constamment évolué. Son processus de travail était cyclique : parfois elle laissait des œuvres de côté durant des jours, parfois elle détruisait ce qu’elle n’aimait pas, pour en créer quelque chose de nouveau plus tard. Outre le papier, Lee Krasner utilisait également des morceaux de ses propres toiles ainsi que de celles de Pollock dans ses collages, par exemple dans l’œuvre exposée “Bald Eagle“ (1955).

Prolongée jusqu’au 16 août 2020