Musée Jacquemart-André, Paris
Paris : Joseph Mallord William Turner

Réouverture

Article mis en ligne le 1er mai 2020
dernière modification le 22 mai 2020

Le musée Jacquemart-André présente une grande rétrospective de Joseph Mallord William Turner (1775-1851). Incontestablement le plus grand représentant de l’âge d’or de l’aquarelle anglaise, il exploita les effets de lumière et de transparence sur les paysages anglais ou les lagunes vénitiennes. Célébré par ses contemporains, il continue aujourd’hui à émouvoir de nombreux admirateurs.

J. M. W. Turner (1775 – 1851), « Dinant, Bouvignes et Crèvecœur : coucher de soleil », vers 1839
gouache et aquarelle sur papier, 13,6 x 18,8 cm Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856, Photo © Tate

Grâce à des prêts exceptionnels de la Tate Britain de Londres, qui abrite la plus grande collection de Turner au monde, le musée Jacquemart-André accueille une exposition de 60 aquarelles et quelque 10 peintures à l’huile, dont certaines n’ont jamais été présentées en France.

Outre ses œuvres achevées destinées à la vente, Turner conservait pour lui-même un fonds considérable d’œuvres, laissé dans sa maison et dans son atelier. Avec leur caractère propre, ces esquisses, plus expressives et expérimentales, sont certainement plus proches de sa vraie nature que celles peintes pour le public. Au total, après la mort de l’artiste, la nation britannique en 1856 reçoit un legs immense comprenant de nombreuses peintures à l’huile, des études inachevées et des ébauches, ainsi que des milliers d’œuvres sur papier : aquarelles, dessins et carnets de croquis.

J. M. W. Turner, « Vue des gorges de l’Avon », 1791
Crayon, encre et aquarelle sur papier, 23,1 x 29,4 cm Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856, Photo © Tate

L’écrivain John Ruskin, l’un des premiers à avoir étudié l’ensemble de ce legs, observa que Turner avait réalisé la plupart de ces œuvres « pour son propre plaisir ». Aujourd’hui conservé à la Tate Britain, ce fonds révèle toute la modernité de ce grand peintre romantique. L’exposition dévoile une partie de ce fonds intime qui offre des points de vue uniques sur l’esprit, l’imagination et la pratique privée de Turner.

Exposition prolongée jusqu’au 11 janvier 2021