Musée des beaux-arts, Bâle
Bâle, Musée des beaux-arts : Andreas Gursky

L’exposition présente essentiellement les nouvelles œuvres de l’artiste, réalisées pour la plupart en 2007.

Article mis en ligne le février 2008
dernière modification le 2 février 2008

par Régine KOPP

Trois noms de la scène photographique allemande tiennent le marché en haleine, dans les foires ou les ventes aux enchères : Thomas Struth, Thomas Ruff, Andreas Gursky. Le travail de Gursky – né en 1955 – se caractérise par des formats monumentaux et le traitement numérique de l’image à grande échelle et occupe les salles du musée où se tiennent en général les expositions temporaires dédiées à la peinture.

Preuve s’il en faut, que les grands photographes contemporains sont reconnus au même titre que les grands artistes qui s’expriment par la peinture ou la sculpture.

L’exposition présente essentiellement les nouvelles œuvres de l’artiste, réalisées pour la plupart en 2007. Les thèmes auxquels sont consacrés ces nouveaux cycles sont aussi bien des paysages que des vitraux de cathédrale, des courses de Formule 1 ainsi qu’un spectacle de masse nord coréen. Ce qui retient l’attention de Gursky est le rassemblement d’êtres humains et de lieux de rencontre ainsi que les structures de notre monde globalisé.

Aussi divers ces thèmes soient-ils, les caractéristiques créatives communes aux photographies n’en apparaissent pas moins clairement : des environnements sans âme, anonymes au milieu desquels l’homme tente de trouver sa place. Une manière contemporaine de revisiter l’infiniment petit et l’infiniment grand de Pascal. Des images monumentales qui ne nous laissent en aucun cas indifférentes et qui, lorsque nous les déchiffrons, nous livrent des révélations étonnantes sur l’esprit de notre époque. “Il s’agit pour moi, dit Gursky, d’utopies sociales d’aujourd’hui.“

Régine Kopp

Exposition au musée des Beaux-Arts de Bâle. Jusqu’au 24 février 2008