Fondation Beyeler, Riehen
Bâle-Riehen : Edgar Degas

L’œuvre tardive de Degas exposée à la fondation Beyeler

Article mis en ligne le 23 octobre 2012
dernière modification le 29 janvier 2013

Edgar Degas (1834–1917), qui a produit une œuvre considérable au cours de soixante années remarquablement fécondes, est considéré comme l’un des principaux précurseurs de l’art moderne. L’exposition organisée à la Fondation Beyeler présente, pour la première fois dans l’espace germanophone, un vaste échantillon de son œuvre tardive (env.1886-1912), d’une richesse et d’une complexité qui en font le sommet incontesté de son art.

Bien que sa création jouisse d’une grande popularité depuis de nombreuses décennies, les expositions Degas sont des événements rares qui se consacrent le plus souvent à sa période impressionniste (ca.1870-1885) ou à certains aspects ponctuels de son œuvre.

Les deux pastels de Degas appartenant à la Fondation Beyeler ont dicté la conception de cette exposition : « Le petit déjeuner après le bain (Le bain) », vers 1895/1898, et « Trois danseuses (jupes bleues, corsages rouges) », vers 1903, sont deux chefs-d’œuvre qui laissent transparaître toute la radicalité et la modernité de l’œuvre tardive de Degas. A travers ce choix d’œuvres, cet artiste n’apparaît pas comme un témoin nostalgique d’un monde disparu (le beau Paris nostalgique cher aux Impressionnistes), mais, à l’image de ses amis et collègues plus jeunes Gauguin, Bonnard ou Matisse, comme un précurseur de l’art moderne refusant tout compromis et ouvert à toutes les expériences.

On pourra voir dans cette exposition de célèbres représentations de danseuses, des nus féminins et des cavaliers, mais aussi des intérieurs, des paysages, ainsi que des portraits et des autoportraits. Toutes les techniques utilisées par Degas seront représentées — peinture, pastel, dessin, gravure, sculpture et photographie. En effet, les genres et les techniques les plus divers s’enrichissent et se fécondent mutuellement chez lui comme chez nul autre artiste de sa génération.

A voir jusqu’au 27 janvier 2013