Fondation Pierre Gianadda, Martigny
Martigny : Sam Szafran

Les 50 ans de peinture de Sam Szafran

Article mis en ligne le 14 mars 2013
dernière modification le 3 mars 2013

L’exposition de printemps de la Fondation Gianadda est consacrée à un artiste discret qui pratique son art d’une façon personnelle en retrait des modes, mais avec une prodigieuse virtuosité.

La Fondation retrouve avec plaisir, après plus de dix ans, les œuvres de Sam Szafran, cet artiste qui décline la couleur avec constance et obsession dans l’alignement de ses bâtons de pastel, avec des gravures, peintures, pastels, aquarelles et fusains.

Sam Szafran, « Rhinocéros », 1960
Huile sur toile, 88 x 114 cm. Collection particulière © Jean-Louis Losi, Paris

Lors de la précédente exposition que la Fondation avait consacrée à Sam Szafran, le public avait pu admirer ses « Escaliers » qui se jouent de la perspective, entraînant le spectateur dans un réel vertige, ou ses cascades de verdure dissimulant la présence furtive d’une femme, bref les thèmes récurrents de Sam Szafran.

Ces mêmes thèmes reviendront orner les cimaises de la Fondation, pour entraîner le visiteur dans les errances du peintre, dans son univers chancelant, dans l’exubérance de ses « Philodendrons ».

« Hommage à Jean Clair pour son exposition {Cosmos} », 2012
Aquarelle, 250 x 300 cm (cadre 270 x 320 cm). Collection particulière © Patrice Schmidt

L’enfance et la jeunesse de Szafran furent difficiles : famille décimée, enfance déracinée, on peut définir le peintre comme un véritable cabossé de la vie. Après de nombreuses tribulations, Sam Sazfran reçoit en 1960 une boîte de pastels, une révélation ! Il abandonne les pinceaux pour exploiter ce nouveau mode d’expression auquel il se voue totalement pendant une décennie. Il maîtrise la technique du pastel avec un rare talent sachant exploiter à merveille le plus grand nuancier de l’histoire de l’art qu’est le pastel avec sa gamme de 1600 tons !

Grâce à ce moyen d’expression, dont l’emploi au XXe reste très en faveur grâce à des artistes tels que Delaunay, Balthus, Matta, Atlan. Mais, c’est bien Szafran qui devient le maître de cette technique et l’artisan principal de sa renaissance. Il reconnaît la qualité exceptionnelle des pastels fabriqués par les sœurs Roché qui deviennent ses fournisseurs attitrés à partir de 1963.

Du 8 mars au 16 juin 2013