Les Cinémas du Grütli
Genève : Quinzaine des Réalisateurs

Cannes à Genève...

Article mis en ligne le 3 juin 2013

C’est une première à Genève ! Cette année, les Cinémas du Grütli reçoivent la Quinzaine des Réalisateurs.

L’indépendance est le maître mot de la programmation de la Quinzaine. Née de mai 1968, cette section parallèle du festival de Cannes a cette liberté inscrite dans son ADN. Ses choix n’obéissent qu’à deux impératifs : surprendre et ravir. Elle n’oublie pas non plus que depuis toujours, le cinéma fait le grand écart entre ses origines, foraines et populaires, et ses prétentions, artistiques et intellectuelles. La tension entre ces inclinations contradictoires fait sa richesse et sa diversité. La Quinzaine des Réalisateurs en est le reflet.

Coup d’œil sur la programmation genevoise :

Ugly / drame de Anurag Kashyap : Selon Télérama, ce film est un portrait au vitriol de l’Inde contemporaine.
A voir le dimanche 9 juin à 18h30 et le lundi 10 juin à 19h

On The Job / thriller d’Erik Matti : Dans l’enfer et la misère de Manille, deux détenus, Tatang et Daniel, bénéficient secrètement de droits de sortie occasionnels délivrés par despoliticiens corrompus dont ils sont les tueurs à gages. Francis et Joachim, les deux policiers qui enquêtent sur les meurtres commis, sont loin d’imaginer que les criminels qu’ils recherchent sont déjà derrière les barreaux...
A voir le jeudi 6 juin à 21h

« On The Job » d’Erik Matti
Photo Quinzaine des Réalisateurs

Tip Top / un polar de Serge Bozon : Deux inspectrices de la police des polices débarquent dans un commissariat de province pour enquêter sur la mort d’un indic d’origine algérienne. L’une tape, l’autre mate, tip top.
A voir le dimanche 9 juin à 16h15

L’Escale / documentaire de Kaveh Bakhtiari : En s’immergeant durant de longs mois au sein d’un groupe de clandestins iraniens à Athènes, le réalisateur interroge ce choix radical qui consiste à tenter sa chance pour une vie meilleure par la voie la plus difficile et malgré les incroyables difficultés et dangers qu’elle comporte : la clandestinité.
A voir le mercredi 5 juin à 19h30

The Selfish Giant / drame de Clio Barnard : En marge et exclus de l’école, Arbor, 13 ans, et Swifty, son meilleur ami, font la rencontre de Kitten, un ferrailleur. A l’aide d’une charrette et d’un cheval, les deux adolescents commencent à collecter du métal pour le compte de ce dernier. Swifty est à l’aise avec les chevaux, Arbor, lui, semble plus soucieux d’impressionner Kitten et de gagner de l’argent. Aussi lorsque Kitten commence à favoriser Swifty, Arbor se sent blessé, exclu et la situation entre les deux amis se détériore. Arbor devient alors de plus en plus gourmand cherchant sans cesse à tirer plus de profit, accroissant ainsi la tension entre eux jusqu’à provoquer un événement tragique qui les transformera tous.
A voir le vendredi 7 juin à 19h et le dimanche 9 juin à 20h45

« The Selfish Giant » de Clio Barnard
Photo Quinzaine des Réalisateurs

Les Apaches de Thierry de Peretti : Corse / Extrême Sud /L’été.
Pendant que des milliers de touristes envahissent les plages, les campings et les clubs, cinq adolescents de Porto-Vecchio trainent. Un soir, l’un d’eux conduit les quatre autres dans une luxueuse villa inoccupée... La bande y passe clandestinement la nuit. Avant de partir, ils volent quelques objets sans valeur et deux fusils de collection. Quand la propriétaire de la maison débarque de Paris, elle se plaint du cambriolage à un petit caïd local de sa connaissance…
Selon Télérama, un portrait sec et cruel de la Corse contemporaine.
A voir le samedi 8 juin à 21h

Les Garçons et Guillaume à Table de Guillaume Gallienne : Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : « Les garçons et Guillaume, à table ! » et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : « Je t’embrasse ma chérie » ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus.
Selon Rue89, la comédie julibatoire de l’année.
A voir le jeudi 6 juin à 19h et le samedi 8 juin à 19h

« Les Garçons et Guillaume à Table » de Guillaume Gallienne
Photo Quinzaine des Réalisateurs

Jodorowsky’s Dune / documentaire de Frank Pavich : Ce documentaire tourné entre la France, l’Angleterre, la Suisse et les États-Unis raconte la tentative d’adaptation don quichottesque du roman de science fiction Dune par le réalisateur Alejandro Jodorowsky (El Topo, La Montagne sacrée, Santa Sangre) en 1974.
A voir le mardi 11 juin à 21h30

Le Congrès / animation de Ari Folman : Robin Wright (qui joue Robin Wright), se voit proposer par la Miramount d’être scannée. Son alias pourra ainsi être librement exploité dans tous les films que la major compagnie hollywoodienne décidera de tourner, même les plus commerciaux, ceux qu’elle avait jusque-là refusés. Pendant 20 ans, elle doit disparaître et reviendra comme invitée d’honneur du Congrès Miramount-Nagasaki dans un monde transformé et aux apparences fantastiques…
A voir le lundi 10 juin à 21h

« Le Congrès » de Ari Folman
Photo Quinzaine des Réalisateurs

La Danse de la Réalité d’Alejandro Jodorowsky : « M’étant séparé de mon moi illusoire, j’ai cherché désespérément un sentier et un sens pour la vie. » Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d’Alexandro Jodorowsky : restituer l’incroyable aventure et quête que fut sa vie. Le film est un exercice d’autobiographie imaginaire.
A voir le mardi 11 juin à 19h

Enfin, un programme de cinq Courts Métrages sera projeté le samedi 8 juin à 17h.

Du 5 au 11 juin 2013