Musée Frieder Burda
Baden-Baden : Franz Gertsch

L’ Énigme de la nature... en peinture et gravure

Article mis en ligne le 10 décembre 2013
dernière modification le 17 février 2014

Le Musée Frieder Burda dédie une exposition à un peintre renommé. Intitulée « Franz Gertsch. L’énigme de la nature », elle propose une bonne vue d’ensemble sur l’œuvre de cet artiste grâce à trente peintures et gravures monumentales.

Franz Gertsch (né en 1930 à Mörigen, Suisse) compte parmi les plus éminents artistes contemporains. Son travail pictural dans le style photoréaliste et son œuvre xylographique unique par la technique et les formats lui ont acquis une renommée exceptionnelle sur le plan international.

Il s’est fait connaître lors de sa présence à la Documenta 5 de Kassel en 1972, et a participé aux Biennales de Venise de 1999 et 2003. Entretemps, il a su créé une importante œuvre picturale et graphique dont la caractéristique est une approche très particulière du réel, en gardant toutefois un côté énigmatique.

L’exposition présente tout d’abord la période initiale par le biais de trois œuvres datées des années 1970 ; le noyau de l’exposition est constitué par des œuvres récentes qui n’ont encore jamais été exposées en Allemage, tel le triptyque « Guadeloupe », terminé en 2013 et constitué des tableaux Bromelia, Maria et Soufrière. Ou les célèbres portraits de femmes, tels Sylvia et Johanna, dont la taille impressionnante leur confère un aspect irréel, décalé.

Citons encore les « Saisons » qui, malgré la précision microscopique avec laquelle elles ont été réalisées, semblent ne pas vouloir trahir l’énigme de la nature. Ces œuvres sont exposées dans la grande salle du musée, donnant l’impression que la nature environnante s’engouffre dans le musée...

Franz Gertsch représente de préférence des personnages et des paysages, qu’il transpose sur la toile selon sa technique, minutieuse et de longue haleine. Le processus de production s’étale ainsi sur des mois, voire des années.

Depuis la fin des années 1980, Franz Gertsch réalise également des gravures sur bois de grand format, dont quelques-unes font partie de l’exposition. Il fait apparaître le motif point après point avec une gouge très fine. À la différence des peintures, ces estampes, du fait de la technique employée et de leur teinte monochrome, produisent un effet abstrait, en rupture avec le réel.

Jusqu’au 16 février 2014.