Royal Academy, Londres
Londres : Jean-Étienne Liotard

Rétrospective

Article mis en ligne le 21 octobre 2015
dernière modification le 31 janvier 2016

La Royal Academy propose de (re)découvrir les œuvres du peintre Jean-Étienne Liotard par le biais d’une rétrospective ; d’après The Financial Times “son réseau cosmopolite de clients agit comme un journal visuel du Siècle des Lumières de la façon la plus fascinante et et la plus exotique“.

Le peintre genevois du XVIIIe siècle Jean-Étienne Liotard a vécu à Paris, Naples, Rome, avant de se rendre à Constantinople en 1738, à Vienne en 1742 - il y fait les portraits de l’empereur François Ier et de l’impératrice Marie-Thérèse qu’on cite parmi ses chefs-d’œuvre - puis en Angleterre en 1744 et en Hollande en 1756.

C’était un artiste polyvalent - pastel, peintures en émail, gravures sur cuivre et peinture sur verre - et très demandé auprès de la noblesse européenne. Portraitiste excentrique et distinctif, et connu comme l’un des plus accomplis de son temps, il a également réalisé des scènes de vie contemporaine qui attestent de son don d’observation.

Lors de ses nombreux voyages, il a créé des portraits admirablement ouvrés, la majorité avec des craies de pastel sur parchemin, en mettant en appllication ses talents d’observation.
Comme cité ci-dessus, au sommet de son talent Liotard a été invité à peindre les portraits de membres des familles royales anglaises, françaises et autrichiennes. Comme il avait adopté un costume oriental et portait une longue barbe,reliques de son séjour dans le Proche-Orient, il était connu comme “Le Turc“ à Londres.

L’exposition proposée par la Royal Academy est la première rétrospective consacrée à cet artiste. Elle couvre les périodes parisienne, viennoise, genevoise ainsi que son séjour à Constantinople, de même que ses deux voyages à Londres. Son art déploie un monde fascinant : très cosmopolitin et de plus en plus engagé dans l’échange culturel entre le Proche-Orient et l’Europe occidentale.

Du 24 octobre 2015 au 31 janvier 2016