Musée d’art de la Suisse italienne, Lugano
Lugano : « Sur les chemins de l’illumination »

Focus India

Article mis en ligne le 19 novembre 2017
dernière modification le 21 janvier 2018

La grande exposition « Sur les chemins de l’illumination. Le mythe de l’Inde dans la culture occidentale 1808-2017 » est incorporée dans l’actuel projet transversal « Focus India » du LAC.

L’exposition se déploie sur deux étages du musée et offre une vision vaste et diversifiée sur la façon dont la fascination pour l’Inde – avec ses traditions, religions, paysages, cultures – a progressivement gagné le monde occidental et toutes ses strates artistiques. Il ne s’agit donc pas tellement de l’Inde elle-même que de l’influence qu’elle a exercée sur l’art international et sur la culture. Le Corbusier, Redon, Cartier-Bresson, les Beatles, Rauschenberg, Pasolini, Hesse, Kipling… tous ont été hypnotisés par le mythe indien et ont ensuite traduit à leur façon cette fascination à travers leur œuvre. Comment cet attrait a-t-il évolué au cours des deux derniers siècles ? Et qu’en reste-t-il aujourd’hui ?

Rassemblé en 400 œuvres protéiformes, ce magnétisme pour l’Inde se retrouve aujourd’hui à Lugano au cœur du Musée d’art de la Suisse italienne, et se développe à travers une multitude de matériaux et de travaux, depuis les écrits de Schopenhauer et Hermann Hesse à la photographie de Henri Cartier-Bresson, des travaux d’avant-garde de Le Corbusier et Alexander Calder à l’art contemporain de Francesco Clemente, Luigi Ontani, Robert Raushenberg ou Damien Hirst, de la photographie contemporaine de Sabastião Salgado, Ferdinando Scianna, Steve McCurry et Martin Parr aux cinéastes tels que Roberto Rossellini et Louis Malle,et jusuqu’aux Beatles pour la musique.

L’exposition se propose ainsi de relater la façon dont ce grand pays est devenu cet ailleurs mythique, que le monde occidental a considéré, en particulier depuis les années 1960, comme une alternative à une société de plus en plus soumise à un carcan de logiques matérialistes, productivistes et consommatrices. Que reste-t-il de ce mythe aujourd’hui, face à une réalité de plus en plus mondialisée ? C’est avec cette question que la dernière section de l’exposition nous projette au cœur de l’actualité de notre époque, cherchant à offrir un regard sur l’Inde contemporaine, à travers l’objectif de grands photographes tels que Sabastião Salgado, Ferdinando Scianna, Michael Ackerman, Steve McCurry et Martin Parr.

Un vaste panorama, donc, à découvrir jusqu’à fin janvier !

Jusqu’au 21 janvier 2018