Kunsthaus, Zurich
Zurich : Magritte - Dietrich - Vallotton

Figuration

Article mis en ligne le 19 mars 2018

Le Musée d’Art moderne de Zurich consacre une exposition à « L’Objectivité visionnaire » en se concentrant sur des artistes qui ont participé au développement de l’art abstrait, certains en empruntant les voies stylistiques de l’art figuratif.

René Magritte, « Les Grâces naturelles », 1964
Huile sur toile, 55,5 x 46,5 cm. Kunsthaus Zürich, don de Walter Haefner, 1993
© 2018 ProLitteris, Zurich

Le développement de l’art abstrait a été un processus essentiel de l’art moderne. Mais la modernité a été aussi profondément marquée par des artistes qui empruntaient les voies stylistiques de l’art figuratif. C’est ce que révèlent des œuvres magistrales – pour certaines rarement montrées – de la collection.

À la fin du 19e siècle, Félix Vallotton appréhendait le monde visible avec une précision proche de celle des maîtres anciens – mais en en révélant la fragilité avec une grande acuité psychologique.

À la même époque, l’autodidacte « naïf » Henri Rousseau peignait des mondes imaginaires visionnaires (sont également représentés dans l’exposition les « Naïfs » plus tardifs André Bauchant, Camille Bombois, Élie Lascaux et Grandma Moses). Après la Première Guerre mondiale, la description figurative du monde gagna un nouvel espace dans ce qu’on appelle la Nouvelle Objectivité (par exemple chez Niklaus Stoecklin et Adolf Dietrich). Par ailleurs, le surréalisme (René Magritte, Salvador Dalí) n’a-t-il pas lui-même souvent recouru à la figuration pour représenter les contenus inconscients ?

Jusqu’au 8 juillet 2018