Fondation Beyeler, Riehen
Riehen / Bâle : Edward Hopper

Exposition prolongée jusqu’au 26 juillet

Article mis en ligne le 27 janvier 2020
dernière modification le 17 mai 2020

La Fondation Beyeler présente dans son exposition de printemps 2020 un ensemble d’œuvres d’Edward Hopper (1882-1967), l’un des principaux peintres américains du XXème siècle.

Edward Hopper, « Gas », 1940
Huile sur toile, 66.7 x 102.2 cm. The Museum of Modern Art, New York, Mrs. Simon Guggenheim Fund © Heirs of Josephine Hopper / 2019, ProLitteris, Zurich
© 2019 Digital image, The Museum of Modern Art, New York / Scala, Florence

Les peintures de Hopper sont l’expression du regard singulier que l’artiste porte sur la vie moderne. Il commença sa carrière comme illustrateur. Aujourd’hui, il est surtout connu pour ses peintures à l’huile, qui témoignent de son intérêt pour l’impact de la couleur et de sa virtuosité dans la représentation de l’ombre et de la lumière.

Les toiles de Hopper sont l’expression de son regard unique sur la vie moderne : stations-service, maisons, bars, phares et bateaux, mais aussi vues intérieures de logements, d’hôtels et de cinémas. Les rares figures humaines qui apparaissent dans ses œuvres semblent souvent porter leur regard au-delà de la surface de la toile, comme si ce qui se « passait » dans l’image n’était pas accessible au spectateur : des événements invisibles semblent se produire en dehors du tableau.

Edward Hopper, « Cape Ann Granite », 1950
Huile sur toile, 73.4 x 102.3 cm. Collection privée © Heirs of Josephine Hopper / 2019, ProLitteris, Zurich

L’exposition met l’accent sur les représentations iconiques de Hopper des étendues infinies des paysages naturels et urbains de l’Amérique. Il s’agit là d’un aspect rarement placé au centre des expositions consacrées à Edward Hopper, mais pourtant clé pour comprendre son œuvre et sa réception. Le langage formel de Hopper s’est développé indépendamment des tendances populaires de son temps. Son mode de représentation caractéristique, lui, a fortement influencé des peintres contemporains majeurs comme Peter Doig et a entretenu une relation quasi symbiotique avec le cinéma : les toiles de Hopper ont inspiré des films majeurs comme La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock (1959), Paris, Texas de Wim Wenders (1984) ou encore Danse avec les loups de Kevin Costner (1990).

Exposition prolongée jusqu’au 26 juillet 2020