Soleure
Soleure : « Journées de Soleure »

57e édition

Article mis en ligne le 4 janvier 2022
dernière modification le 11 février 2022

Bonne nouvelle, cette année les professionnel-le-s du cinéma et les amateurs-trices de films suisses mettront à nouveau de l’ambiance dans la vieille ville de Soleure. Les films retrouveront leur place sur le grand écran. Le cinéma redeviendra un lieu de rencontre, d’échange, de partage.

Comme vous le savez certainement, les Journées de Soleure présentent depuis plus de cinq décennies, lors de chaque édition, une sélection de films suisses récents. Le festival, qui a toujours lieu en janvier, est à la fois le carburant de la culture cinématographique suisse et une plateforme d’échanges du public et des cinéastes. Ce laboratoire du cinéma suisse a été fondé en 1966. Aujourd’hui, avec plus de 65’000 entrées, le festival soleurois est l’une des manifestations culturelles marquantes de Suisse.

« Diaries from an Unconventional Journey » de Sagar Shiriskar
Première mondiale

Autant la population en Suisse est hétérogène, autant le paysage culturel y est diversifié – celui-ci propose une variété de films d’une grande richesse, et c’est cette variété qui a de nouveau occupé intensément la commission de sélection (Tanja Weibel, Mélanie Courvoisier, Stefano Knuchel, Heinz Urben, Tania Stöcklin, David Wegmüller, Marianne Wirth, Dieter Fahrer et Giuseppe Di Salvatore) cette année. Les membres de la commission, chacun-e muni-e de son petit carnet et de son stylo, ont visionné les films qui leur étaient soumis et conçu le programme de cette édition des Journées de Soleure.

La rubrique « Frontalières » invite à repenser l’histoire du cinéma sous l’angle du décloisonnement. Ce programme présente des films de cinq réalisatrices qui, dans les années 60 et 70, elles ont osé aller vers de nouveaux horizons géographiques, politiques et formels, aussi bien dans la vie que dans leur travail. Cinq réalisatrices sont au cœur du programme spécial « Histoires du cinéma suisse » : Cristina Perincioli, Danielle Jaeggi, Anne-Marie Miéville, Lorette Verna, de même que la pionnière du dessin animé, Gisèle Ansorge.

« Loving Highsmith » d’Eva Vitija

Le caractère concurrentiel de cette édition 2022 a été accentué pour les trois compétitions : « Prix de Soleure », « PRIX DU PUBLIC » et « Opera Prima ». Chacune mettra aux prises huit films. A savoir six documentaires et deux fictions pour le « Prix de Soleure », dont les réalisateurs sont quatre femmes et quatre hommes. Cinq de ces films passeront en première mondiale à Soleure et un en première suisse. Ces films, notons-le, ont été produits par plus de femmes que d’hommes. Le jury de cette année est composé de l’écrivain et réalisateur Matthias Zschokke, la réalisatrice et journaliste Nicole Vögele et la compositrice Olivia Pedroli. Le « Prix de Soleure » est doté de 60’000 francs. Un montant offert par le fonds « Prix de Soleure » ainsi que par le Canton de Soleure et la Ville de Soleure.

Mais il faut surtout signaler que le documentaire d’Eva Vitija « Loving Highsmith », sur l’écrivaine Patricia Highsmith, ouvrira la 57e édition des Journées de Soleure à la Reithalle de Soleure. Tou.te.s les écrivain.e.s n’ont pas – et de loin – un lien avec le cinéma aussi fort que Patricia Highsmith – même si celle-ci a toujours refusé de collaborer aux scénarios tirés de ses propres œuvres. Le film brosse le portrait d’une écrivaine fascinante à la personnalité complexe. L’invité d’honneur du festival sera le conseiller fédéral Alain Berset.

Du 19 au 26 janvier 2022